Si vous êtes une vichyssoise, vous avez forcément déjà feuilleté un numéro de Pipelette Vichy. C’est le magazine trimestriel pour les femmes de toutes les générations. Le premier numéro est sorti en mai, et le prochain se prépare déjà dans les fourneaux pour une parution fin août. En attendant la fin de la cuisson, apprenons-en plus sur ce magazine. La rédactrice en chef Marianne Malarmey revient avec nous sur l’émergence de Pipelette Vichy dans le paysage bourbonnais.

Bonjour Marianne. Pipelette Vichy a pris son envol en mai dernier, date de la parution de son premier numéro trimestriel. Dans un Pipelette Vichy, qu’est-ce que je peux retrouver ?
L’engagement de Pipelette Vichy ? Vous faire découvrir des femmes que vous ne connaissez pas. Ces femmes qui font des trucs supers sans que vous le sachiez. Puis tu sais, je note fréquemment des idées de sujets qui me viennent en tête. Toujours avec du fond, des questionnements et un point de vue féminin. Tu peux retrouver, par exemple, une double page sur la ménopause dans le premier numéro. Mais aussi tout un dossier consacré à la baisse de la natalité.
Le premier numéro précède toujours un second. Tu dois être en train d’écrire sur le prochain. Avons-nous le droit à quelques exclusivités ?
Effectivement, je suis en pleine préparation de la deuxième édition. Notez dans l’agenda : sortie prévue pour le 24 août. Et outre les marronniers avec la prochaine rentrée qui arrive, on va notamment parler du film « Notre Salut ». Il a obtenu le prix du scénario lors du dernier festival de Cannes, et a surtout été tourné à Vichy. Une belle interview de son réalisateur Emmanuel Marre attend nos lecteurs.

 

  « J’assure la rédaction, mais pas que. »

 

Pour celles qui préfèrent la cuisine au cinéma, elles peuvent retrouver également une recette culinaire dans le premier numéro. La Pavlova aux fruits rouges de Manon Vignon. Mettre l’eau à la bouche, c’est aussi une des promesses de Pipelette Vichy ?
Cette rubrique culinaire, on va la retrouver à chaque numéro. Ce n’est pas juste proposer une recette de « bonne femme », non. Aujourd’hui, autant d’hommes que de femmes ont envie de se préparer de bons petits plats. On propose donc une rubrique où nous mettons en avant une pâtissière ou un pâtissier qui n’a pas forcément pignon sur rue, comme Manon Vignon.
Et pour les gourmands comme moi, quelle recette est attendue pour le numéro fin août ?
Là, on va être sur le goûter de la rentrée. Autant pour les enfants, que pour les mamans et les papas… La barre céréales ! Anne va nous préparer une barre énergétique faite maison. Idéale pour le sport ou durant une pause au boulot.

 

« Un magazine féminin qui ne prend pas les femmes pour des quiches. »

 

Une barre énergétique, c’est peut-être ce qu’il te faut pour préparer un numéro complet de Pipelette Vichy. A moins que tu sois épaulée de quelques personnes. De quoi te charges-tu personnellement dans la conception du magazine ?
De mon côté, j’assure la rédaction, mais pas que. Quand tu es directrice de publication, tu dois aussi travailler au développement de l’entreprise avec l’administratif et de sa communication. Après je ne travaille pas seule. Là je peux compter sur une stagiaire depuis plusieurs semaines. Elle s’appelle Maïa et elle m’aide dans la préparation des prochains numéros. Cette expérience lui permet de se former concrètement aux pratiques de journaliste.

De la femme active à la senior

Pour développer sur les grandes lignes éditoriales du magazine, sur quels principes repose le trimestriel ?
Pipelette Vichy a vocation à élever la pensée. On interroge les lecteurs et on les pousse à s’intéresser au sujet évoqué. Si je dois formuler abruptement cette pensée, je dirais que c’est un magazine féminin qui ne prend pas les femmes pour des quiches. L’objectif reste vraiment de faire réfléchir tout le monde ensemble.

 

  « Pipelette Vichy a vocation à parler à toutes ces femmes. »

 

Est-ce un magazine écrit par une femme pour des femmes ?
Alors, c’est un magazine avec une ligne éditoriale féminine. En effet, je vais traiter de l’information qui concerne les femmes à travers leur prisme. Toutefois, évidemment que Pipelette n’est pas exclusivement réservé aux dames. Bien au contraire ! En allant au café, j’ai même aperçu des hommes lisant le trimestriel. Ça me rend vraiment heureuse que des hommes s’intéressent à des sujets qui touchent leur copine et leurs amies.
Pourquoi spécialiser Pipelette Vichy à destination des femmes ?
Tu connais la proportion de femmes à Vichy ? Elle monte à 57 %. Au-delà de la moyenne nationale. Par conséquent, pour moi, Vichy est une ville définitivement féminine. Étonnamment, je n’ai pas connu de magazine féminin dans la reine des villes d’eaux. Pipelette Vichy a donc vocation à parler à toutes ces femmes. Sans oublier une génération qui est souvent éclipsée : les seniors. J’ai vraiment envie de m’adresser à ce public.

Une idée qui bout depuis des années

A quand remonte la genèse de ce projet ?
Elle remonte précisément à 2019. L’idée de créer mon propre magazine a véritablement émergé durant cette année. Sauf qu’un gros événement personnel, puis la crise Covid, ont empêché que je mène à bien ce projet. Après une période de reconstruction, je me suis sentie à nouveau prête pour le lancer.
A cette époque, tu travaillais pour une rédaction ?
En 2019, non. Je sortais d’une grosse expérience comme directrice de la communication à Vichy Communauté. Elle a contribué à mieux gérer mon équilibre pro / perso, c’est toujours mieux quand tu viens d’avoir des enfants. Mais avant, j’ai bien travaillé dans la presse. Je suis même diplômée du CFJ et toujours titulaire de la carte de presse aujourd’hui.

 

  « Dans les salons de manucures, les salons de coiffure, les bars, les restaurants,… »

 

En parlant de la presse, les rédactions s’emparent de l’Intelligence Artificielle pour différents usages. Est-ce aussi ton cas ?
Pipelette Vichy est tamponnée « 100 % sans IA ». Cela compte énormément pour moi. Je considère même, pour aller plus loin, qu’il faut des engagements réels et sincères. Dans ce sens, on travaille sur le développement d’une charte et d’un label de rédaction sans IA. Le lecteur pourra ainsi se dire : « Les journalistes ont vraiment travaillé, recoupé leurs infos et écrit leurs articles. Ils sont sincères envers nous. » Il en devient essentiel d’être transparent avec son public.
Pipelette Vichy
Et si moi je souhaite avoir un Pipelette Vichy entre les mains. Comment je fais ?
Si tu veux le magazine print (version papier), tu es obligé d’aller à Vichy car cela correspond à notre zone de diffusion. Où le retrouver ? Dans les salons de manucures, les salons de coiffure, les bars, les restaurants,… On assure une vaste distribution dans la ville. Puis c’est bien aussi de reprendre l’habitude de lire un contenu papier. Une expérience sensorielle de lecture différente, j’ai envie de dire.
Combien d’exemplaires imprimés pour la première édition ?
On en a imprimé 5 000, écoulés en très peu de temps.

Tout Vichy s’en empare

Est-ce que je peux le retrouver en version numérique si je ne suis pas de Vichy ?
Bien sûr. Vous pouvez nous suivre sur nos réseaux sociaux. J’y partage régulièrement des liens, notamment vers nos publications sur Calameo, afin que vous puissiez lire nos contenus. Puis je suis en train d’étudier la possibilité de commander en ligne le magazine. Comme ça, vous pourrez le recevoir directement à la maison.
Évoquons maintenant le modèle économique. Pipelette Vichy est disponible gratuitement. Pourquoi pas en version payante ?
Je me suis beaucoup appuyée sur une enquête de Reporters sans frontières, dédiée à la presse locale. Et dans cette enquête, on constate que les lecteurs ne veulent plus acheter la presse. Ils peuvent facilement la trouver en version libre sur Internet. C’est pour cette raison qu’on a développé un modèle gratuit.

 

« Le temps était vraiment venu pour un magazine féminin à Vichy. »

 

Donc ton magazine repose à 100 % sur la publicité ?
Complètement sur la publicité. Je dirais même qu’il repose sur l’engagement des annonceurs. Il se trouve qu’à Vichy, on a la chance de profiter d’un tissu commerçant très riche. Et on s’est rendu compte, lors du démarchage, qu’il n’existait plus de visibilité ou de support de communication pour eux. A tel point qu’on a décidé de proposer une offre de création graphique pour les accompagner dans la conception publicitaire. On a tout fait pour que cette pub soit valorisante, et ça a connu un succès monstre.
As-tu déjà reçu des retours de la part de lectrices ou même de lecteurs ?
Énormément, oui. J’habite à Vichy, donc je les croise régulièrement. Et tous me partagent des retours très positifs. C’est très agréable. Je sens un vrai engagement de la part des lectrices, qui sont contentes qu’on s’intéresse à elles. Cette effervescence m’encourage à continuer. On peut dire que le temps était vraiment venu pour un magazine féminin à Vichy.

1 Commentaire

  1. Kornprobst

    Une très très belle initiative pour un magazine bien pensé. Bienvenue et longue vie à Pipelette Vichy.

    Réponse

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