Alerte nouveau média ! Sandrine Gras et Denis Chervaux fondent Vichy Radio. Le média entonne ses premières ondes à partir du jeudi 8 janvier. Pour découvrir et surtout écouter les programmes proposés, vous pouvez vous abonner à la newsletter où vous aurez accès à toutes les informations. Et pour les curieux, nous vous offrons un amuse-bouche pour vous préparer au mieux le lancement. Qu’est-ce que Vichy Radio et que pourrons-nous y retrouver ? Sandrine Gras, la co-fondatrice, nous raconte tout.
Comment est né ce projet de Vichy Radio ?
Vichy Radio est né de la rencontre entre deux journalistes locaux : Denis Chervaux et moi-même. Denis avait ce projet dans les cartons depuis très longtemps, toujours dans un petit coin de sa tête. Et c’est en discutant que ça nous a vraiment lancés. On s’est dit qu’il manquait sur notre territoire un média qui soit plus dirigé vers les jeunes et les actifs.
Quel contenu éditorial nous proposera Vichy Radio ?
En terme de contenu éditorial, on ne s’interdit aucun sujet. Simplement on adopte des angles qui vont être plus adaptés justement à cette cible jeune et active. Et en terme de représentativité, on veut que Vichy Radio donne la parole aux jeunes. Nous allons donc sur des sujets qui vont intéresser cette cible là : sport, événement festif, famille, économie,… Et avec toujours un traitement direct sur ces sujets, l’idée est vraiment de laisser la parole à toutes les personnes qui ont un avis sur la question. Un média participatif où nous sommes ouverts à toute idée de contenu.
Quelles valeurs portez-vous à travers la radio ?
Nos valeurs sont vraiment importantes dans le projet. Parmi elles : indépendance, pluralisme d’opinions, l’inclusion, la diversité avec la représentation de tous et toutes, la proximité. La culture et la transmission sont aussi au centre. Évidemment la rigueur journalistique avec de l’info vérifiée et transparente. Et le sens du collectif puisque nous sommes un média ouvert à tous et qui va être créateur de liens. Si je dois résumer les valeurs, c’est ça.
« Lutter contre la désinformation et éviter de ne parler que de sujets anxiogènes. »
Un programme clé à retrouver ?
Lors du lancement le 8 janvier, on enverra la toute première newsletter. Vous pouvez vous abonner via ce lien. Dans cette newsletter, on présentera un programme qui s’appelle Vichy Hebdo. Ce sera une émission hebdomadaire dans laquelle on retrouvera des brèves d’actu locale, nationale et internationale, le fait et l’invité de la semaine. Cet invité de la semaine proviendra du territoire et va venir parler de son sujet sous le format d’une interview portrait. Nous retrouverons aussi des chroniques sportives, bien-être au travail, alimentation, commerce,…
Et j’imagine bien d’autres contenus ?
Où est-ce qu’on pourra suivre Vichy Radio ?
On sera pour le moment exclusivement sous forme newsletter chaque jeudi [où vous pouvez y retrouver tous les liens ou directement sur vichyradio] et sous forme de podcasts sur toutes les plateformes d’écoute. On retrouvera aussi les contenus sur les réseaux sociaux. On aura des petites brèves, des vidéos informationnelles et divertissantes.
On a aussi cet objectif avec la radio de lutter contre la désinformation et d’éviter de ne parler que de sujets anxiogènes. Et vu qu’on veut proposer de l’info locale, mais aussi nationale et internationale, nous pouvons devenir la source d’information pour ceux se retrouvant dans notre radio. Puis dans quelques mois, on sera prêt à diffuser en web radio avec plus de contenus et une fréquence plus soutenue. Et on espère, d’ici un an, obtenir une fréquence radio pour diffuser 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
« Nous avons vraiment à cœur d’avoir un média qui devienne professionnel. »
Pourquoi Vichy ?
Alors moi, je suis originaire de Saint-Germain-des-Fossés, tout près de Vichy. Et Denis habite sur le bassin depuis pas mal d’années. Surtout, nous sommes tous les deux journalistes locaux dans la région depuis longtemps. Nous sommes partis du constat qu’il existe d’autres radios associatives locales, par exemple Radio Coquelicot à Gannat, mais qu’aucune ne diffuse depuis Vichy. Notre but est donc de diffuser sur les 55 communes qui constituent le bassin de vie de la ville. Ainsi, on souhaite se décentraliser de Clermont-Ferrand par rapport à ce qu’on peut écouter dans les autres radios.
Vous êtes accompagnés tout au long de ce projet par le Parcours Idéation HUB-IC du Damier et par Alter’Incub. Comment cet accompagnement se matérialise-t-il concrètement ?
On est très content d’être accompagné par deux incubateurs, à qui le projet a plu. Ils proposent des ateliers collectifs avec les autres projets incubés. Dans ces ateliers, des professionnels nous accompagnement sur la commercialisation de contenu, la création de son réseau, comment se structurer en tant qu’équipe.
Et puis on a aussi l’accompagnement individuel. En l’occurrence Romain Bard, pour HUB-IC, qui est là pour répondre à nos questions quand on a besoin. Il relit et nous donne des conseils sur nos statuts associatifs avant qu’on les dépose. Et de l’autre côté, Alter’Incub nous donne des outils d’actions durant tout le parcours de la création de la radio.
Est-ce que vous avez rencontré plusieurs difficultés durant cette préparation ?
Pour l’instant on est 100 % associatif avec zéro budget. On en est à l’étape « Steve Jobs dans son garage ». Nous travaillons à titre bénévole pour le moment. Et l’idée, c’est de se rémunérer plus tard, quand on pourra notamment commercialiser des publicités, quand on sera en capacité de faire des appels au don, au mécénat.
Nous nous retrouvons aujourd’hui dans un mélange entre du fait maison et en même temps du journalisme professionnel. A nous de montrer ce dont on est capable et à quoi Vichy Radio peut ressembler afin de le commercialiser. Nous avons vraiment à cœur d’avoir un média qui devienne professionnel. La plus grande difficulté, vous l’avez compris, est de l’ordre économique.
Sinon, je dois dire qu’on rencontre que des feux verts. On reçoit beaucoup d’enthousiasme autour de nous quand on parle de Vichy Radio. On a déjà un premier groupe d’une douzaine de bénévoles qui sont motivés. Ils construisent les contenus, enregistrent les chroniques, proposent des formats et font leur retour. On ressent l’osmose autour du projet, les gens ont l’air assez preneur de ce qui va être proposé. Tout le monde a envie de prendre le micro et de venir y dire des choses.