Une envie d’une promenade VTT ou d’une randonnée pédestre dans le Livradois-Forez ? Un adhérent du Club de la Presse a le point de départ pour votre désir… Hervé Delaval est dirigeant d’Espace VTT n°1 à Vernet-la-Varenne. Il propose gîte et activités comme celles mentionnées en amont. Prenons nos bâtons de marche et partons à la découverte du portrait d’Hervé. Aucun dénivelé sur le sentier, il suffit de cliquer sous ce lien pour la version podcast, ou de descendre de cette montagne introductive pour la version écrite.

Bonjour Hervé. Commençons par évoquer la base. Qui es-tu ?
Bonjour. Je suis Hervé Delaval. Je gère une activité de tourisme et de loisirs en pleine campagne depuis 1989, plus de 35 ans. Espace VTT n°1 à Vernet-la-Varenne (Puy-de-Dôme). On a un parc de vélos à entretenir, normaux et électriques. Nous proposons aussi de la location de trottinettes électriques. Et il y a le gîte à faire vivre avec l’accueil, la paperasse, le site internet,…

A côté, j’ai aussi une activité alimentaire qui est chauffeur de bus scolaire local. Pour nous, ma femme et moi, c’est du boulot. Il faut que le client soit bien. Il faut qu’on arrive à répondre à ses doléances et à ses demandes.

Quels services autour du vélo et de la randonnée mets-tu à disposition ?
Dans un premier temps, c’est avant tout de la préparation. Quand les touristes arrivent, on met la location au dépôt. On peut leur expliquer les terrains, les spécificités géographiques. Faut savoir qu’ils peuvent même venir avec leur propre vélo, voire le recharger. Donc on a un accueil à bras le corps, et c’est important pour nous.

Concernant la randonnée, on a un terrain de jeu de 4 000 hectares au Vernet, ce qui permet de faire un « multi- carte activités » pour tout le monde. Ainsi, on rend accessibles des parcours possibles. Vous pourrez en trouver des longs, des faciles, du court, du familial, entre copains ou copines,… On s’adapte en fonction de l’âge comme du temps du jour.

 

« Pendant 2 ans, on organisait un peu la « Thalassa du vélo » ».

 

Que fais-tu au jour le jour ?
Je travaille avec ma femme Nathalie. Dans la journée, nous pouvons être occupés à faire quelque chose, puis tomber sur une activité complètement imprévue au programme de la journée. Ça veut dire qu’on peut être en train de bricoler sur les vélos, et à tout moment des clients viennent nous voir.

La tâche centrale, c’est de répondre à la demande spontanée du client. Et on trouve toujours un temps, 2 minutes, pour s’adresser à eux et répondre à leurs questions. Elles tournent sur le prix de la location, si on a de la place, ce qu’on propose. C’est ping-pong tous les jours.

Tu accueilles beaucoup de touristes ? Principalement du coin ?
On n’en a pas non plus des milliards. On tourne généralement sur une centaine de locations sur l’été, voire 150. Et ils viennent du monde entier grâce à la communication avec les réseaux. On a des expatriées qui viennent voir leur famille et qui passent ici pour dormir.

On a aussi reçu des chinois, des gens de la Nouvelle-Calédonie, des Américains. Et même une inuite, une fois. Elle était ressortissante inuite et passait ses vacances en France avec la famille.

Mais comment connaissent-ils le Vernet ?
Ah ça, c’est la question qu’on s’est posé un jour. On faisait beaucoup de pub dans les médias spécialisés vélo, randonnées, montagne et autres. Et le fait d’être présent partout, physiquement et sur Internet, nous a permis de gagner des retombées. On a profité de médias qui recherchaient du contenu. Donc on faisait des offres, tous les mois, à ces organes. Et il nous arrivait d’obtenir des grandes pages gratuites parce qu’ils n’avaient rien à mettre, en fait.

Jusqu’au jour où on a proposé de faire une émission audio 100 % vélo. Pendant 2 ans, on organisait un peu la « Thalassa du vélo ». On invitait des pratiquants de vélo, des fabricants de matériel, des gens qui voyageaient en vélo, des écrivains,… Puis on parlait d’eux pendant une heure. C’est ainsi qu’on a eu la chance d’être invité en VIP au Tour de France. Comme si on était les plus grands journalistes du monde.

 

« Fallait dire aux gens qu’on était les meilleurs du monde. »

 

Et avant Espace VTT n°1, qu’a pu faire Hervé Delaval ?
Avant ça, j’ai passé le Bac D, un bac science avec de la physique et des maths. Ensuite, j’ai connu pleins d’expériences. Une école de transport, un travail avec des délinquants,… J’ai fait un peu tous les métiers pour trouver juste pile poil ce qu’il me fallait.

Et si tu veux que je remonte encore plus dans le passé, historiquement ma famille a toujours vécu à Vernet-la-Varenne. Un véritable berceau familial. Sauf qu’il y a une génération qui a sauté. Effectivement, ma grand-mère est montée à Paris. Elle a fait sa vie à la capitale, pour raison économique bien sûr. Mais moi, je voulais redescendre sur les terres familiales dès que je suis devenu adolescent, à 15-16 ans.

Est-ce que tu as des souvenirs de 1989, année où tu as fondé Espace VTT N°1 ?
Alors, des souvenirs, on en compte beaucoup déjà ! Fallait courir partout. Fallait dire aux gens qu’on était les meilleurs du monde. Que le Livradois était la plus belle terre. On se rendait sur les marchés et aux fêtes patronales pour nous faire connaître. On peut dire que c’était le cirque itinérant ! Il faut savoir qu’on a démarré avec 12 vélos. En plus, on a dû ouvrir des chemins qui n’existaient pas pour les parcours.

Et aujourd’hui, on accueille à la fois des amateurs de randonnée pédestre, des cyclistes, des touristes qui passent leurs vacances, des retraités qui participent aux activités locales. Tout ce petit monde du 1er avril jusqu’à la Toussaint.

Le Livradois, une terre riche de chemins

Évoques-nous ces chemins. Comment se compose la géographie autour du Vernet ?
Le Livradois, c’est la partie droite en descendant de l’Allier. On est niché entre Issoire et Ambert, sur le parc Livradois-Forez, qui culmine jusqu’à 800 m d’altitude. L’été, quand il fait très chaud, on est bien grâce à la petite brise d’air qui nous rafraîchit l’esprit.

Quelques données à partager avec 4 000 hectares de terrain minimum, 180 km de voies communales et 80 villages. Donc il y a vraiment des choses à voir dans cette aire si on s’y rend, avec ou sans VTT. Un plan d’eau avec baignade surveillée, un peu de minéralogie, des châteaux ou flâner. On peut se dire : « demain, je pose ma voiture et je pars faire de la randonnée pédestre. »

Comment on les crée ces parcours de randonnée ?
Faut remonter il y a 30-40 ans. Il y avait des politiques touristiques parce que des chemins se fermaient. Et nous, on a pris la carte, on l’a regardée, et on se fixait comme-ci : « on veut passer là, on va aller voir, ça nous plaît bien ». Donc on prenait notre faucille et notre serpette. On a coupé puis on a aménagé ces chemins.

Ainsi, on a fait un cheminement de découverte avec l’objectif qu’il soit cohérent et qu’il dure le plus longtemps possible. Et on ne s’est pas planté car, 36 ans après, ces chemins sont toujours là. Le taux de fréquentation sur certains circuits est pas mal. Les gens viennent avec leur propre vélo ou en loue un. On leur donne tous une carte pour qu’ils puissent bénéficier de la connaissance de ce réseau. Et ils peuvent même la consulter sur Internet.

 

« On a implanté 8 bornes de recharge pour les vélos électriques. »

 

Plus de 30 ans après, ça t’arrive de découvrir de nouveaux sentiers ?
Ah oui, ça arrive bien sûr. Des fois, en fait, on les connaissait déjà, ces nouveaux chemins. C’est juste qu’on les prenait à l’envers. Donc si on change le sens, on n’a pas les mêmes visualisations.

Il existe un avantage d’être connu comme un personnage ou une activité qui est ferré sur le territoire. Cet avantage, c’est qu’on repère facilement les problèmes sur des terrains qui nous sont familiers, qu’on maîtrise. Là par exemple, il y a des chemins qui sont enfermés parce qu’il manque des exploitants agricoles, des exploitants dans les forêts. Donc ces chemins se referment par l’absence d’entretien.

Par conséquent, on est en train de proposer à la mairie qu’elle s’en charge sur des secteurs géographiques déterminés. Maintenant avec les machines, un tracteur avec une épareuse, en une demi-heure c’est fait.

Es-tu engagé en faveur du tourisme durable, de la transition énergétique et écologique ? Par exemple, la gestion des déchets.
On va même plus loin. Donc oui, on prend en compte cette partie de gestion des déchets. Faut se l’avouer, c’est devenu naturel. On économise les charges lourdes et les lampes par exemple.

Et là, cette année, on a implanté 8 bornes de recharge pour les vélos électriques. C’est un système autonome, tout solaire, pour pouvoir brancher les batteries. 8 jours d’autonomie possible. Concrètement, ça veut dire que s’il n’y a pas d’électricité, ça fonctionnera pareil pendant un bon moment.

Puis quand l’hiver arrive, on a moins de vélos pour les clients, moins de clientèle. Donc on en profitera pour recharger en plus nos téléphones et communiquer avec l’extérieur.

Collaborer avec les médias, une habitude pour Hervé

Tu nous as confié que tu travaillais seul avec ta femme, donc tu n’as pas de responsable de la communication ?
Nous, nous sommes obligés de tout faire. On va faire de la mécanique, on va faire un peu d’informatique et donc aussi gérer la communication. Même si on collabore avec quelqu’un qui développe le site, il faut quand même lui apporter tous les éléments. Il faut lui fournir, par exemple, un briefing de tout ce qu’on va lui dire.

Donc, en soit, notre fonction de travail communique en elle-même. Typiquement, les épreuves de VTT, telles que celles de nuit, avaient la particularité d’être communicatives pour tout le monde. On évoquait l’événement avec les passants, on déposait nos infos. On a commencé ces courses à 12, on a fini à 90. Une croissance grâce à la communication.

Ces derniers temps, tu as eu des articles sur La Montagne, tu as également reçu la visite de Radio France. Est-ce qu’un journaliste venait directement sur place ? Qu’est-ce qu’il te demandait en particulier ?
Les journalistes, on ne les connaissait pas avant. Puis on a rencontré un journaliste du service des sports à La Montagne, Jean-François Meunier. Il était du Livradois en plus. Et c’est peut-être pour cette proximité qu’il nous a contacté. On l’appelait tous les 2/3 ans, et on avait une page entière dans le quotidien. Jean-François habitait dans le Livradois, et il connaissait son terrain et les acteurs locaux comme nous.

L’autre jour, on a fait une émission avec France Bleu sur le développement rural. Et Jean-François Meunier est venu. Même s’il est désormais à la retraite, le lien demeure et on a mangé ensemble.

Et concernant l’émission du lundi 19 janvier avec Radio France, j’avais des connaissances dans le service. J’ai contacté un des journalistes par mail. Et par la suite, il m’a indiqué une disponibilité. Donc c’est de cette manière qu’on parvient à faire 5 à 10 émissions par an.

Quand tu lis un article qui te concerne, qu’est-ce que tu attends de lui ?
Des coup de téléphone derrière. Des coups de téléphone de ceux qui, potentiellement, sont intéressés. Avant, c’était assez réactif. Maintenant bien moins. C’est-à-dire que demain un article sort. Des gens vont le lire. Mais ceux qui expriment de l’intérêt vont le mettre de côté pour venir un certain temps après.

Je reçois quelques fois des appels du type : « vous êtes encore là ? ». Donc la réactivité post-article est très longue. Mais cette référence ancienneté marque des points. On a de l’avance par rapport à ceux qui démarrent.

Et si on peut faire un bilan sur la meilleure meilleur moyen de communiquer ses activités à Espace VTT numéro 1, tu pencherais sur quoi ?
Besoin de la conclusion de l’échange ? Un seul moyen s’offre à vous : écouter la version podcast. Vous retrouverez l’intégralité de la séquence captée avec les moindres détails, le « tu préfères » et le jeu Good News / Fake News.

Classement du jeu Good News / Fake News

Géraldine Houot 6/7
Émilie Fernandez 5/7
Damien Caillard 5/7
Daniel Desthomas 5/7
Marc Chaumeix 5/7
Frédéric Torrent 4/7
Lila Boulandet 3/7
Hervé Delaval ???